skip to Main Content
Place de l'Abondance

En cette année 2016 s’est effectué dans notre commune (Communailles en 2015) le recensement de la population. Instituée en 1801, cette opération a pour objectifs le dénombrement des logements et de la population. C’est une aide pour définir au niveau national les politiques sociales et les infrastructures à mettre en place. Au niveau local, elle est importante pour les transports et équipements, la scolarité, les commerces.

Il y a 120 ans, le village de Mignovillard était, comme certainement ses voisins, recensé et le document est consultable aux Archives départementales du Jura. Son étude permet de visualiser globalement la vie du village à cette époque.

Une population importante

Par rapport aux 743 habitants actuels de la commune (Chiffre INSEE 2013 comprenant Froidefontaine, Essavilly et Petit-Villard), Mignovillard était fortement plus peuplé avec 750 personnes figurant sur la liste. Celles-ci représentaient 197 ménages qui logeaient dans 125 maisons. Le village était partagé pour ce recensement en plusieurs quartiers : l’Église, le Nods et les Paillards.

S’y ajoutaient les hameaux et fermes encore habités à l’époque : la ferme de Combe Noire où vivait la famille de Victor CHAUVIN, garde particulier du Prince d’Aremberg, le hameau de Mibois qui comptait 48 habitants pour 10 feux, le Moru avec ses 24 habitants et la ferme du Lancier qui abritait la famille d’Emile COURVOISIER.

Ce recensement est très intéressant car il fournit, outre leur nombre, les noms et prénoms des habitants, leur âge, leur profession et certaines filiations.

Des patronymes aujourd’hui disparus

Concernant les noms de familles, nombreux sont ceux que l’on retrouve encore aujourd’hui : ROUGET, GIROD, BOURGEOIS, CHEVALET, CLAUDET, TISSOT, BROCARD, GRIFFOND, DUSSOUILLEZ, MELET, ROYET, RIGOULET, CARREZ, VUILLERMOT, CHAUVIN, HUGUES-DISSILE, COURTOIS. En revanche, qui connait encore les familles CHAPUSET, BOZINO, GIGNET, DORNIER, MICHEL, MARCHAND, PARNET et autre BRAILLARD ? Les plus anciens du village en ont certainement entendu parler.

Le doyen était, cette année là, Elisée GIROD, né en 1806 et qui fêtait ses 90 ans. A l’opposé, le recensement fait mention de Valérie BROCARD, âgée de 1 jour, 5ème enfant d’Ernest BROCARD, cultivateur et de son épouse Marie DALOD, couturière habitant quartier de l’église et née le 29 mars. La population était jeune avec 54 % de moins de 30 ans contre 11 % de sexagénaires ou plus et l’on comptabilise 377 habitantes.

Du côté des étrangers, peu de présence avec 4 ressortissants suisses, 1 italien et 1 allemand.

Du forgeron LACROIX au facteur GERMAIN

Mais le plus intéressant est certainement l’étendue des professions déclarées. Si les cultivateurs sont, bien entendu, les plus nombreux avec 73 mentions (à rapprocher du nombre actuel), le reste est très varié allant du notaire Lucien BOURGEOIS au forgeron Léon LACROIX en passant par Joseph ROYET, aubergiste, Lésine BAUD, buraliste ou Philomène LACROIX, chef d’usine. Le curé de l’époque était Jean-Baptiste MOREL, assisté de Thaïs ARBEAUD, sa domestique, le garde forestier Jean-François MEUNIER, la sage-femme Julia BOITEUX.

Notons encore Victor AMIEZ, cantonnier, Reine BRUND, directrice des Postes et son facteur Edmond GERMAIN. Quant aux enfants, ils suivaient les cours de Victor RUTY et Louise PERROT. Alfred ROUSSEAUX tenait la tannerie du quartier de l’Église, Emilia CHEVALET était modiste au même quartier ainsi que la couturière Flavie CURLIER. A Mibois, les cultivateurs du hameau avaient certainement recours à l’aide du charron Jules LABBÉ et au Lancier, Casimir COURVOISIER est inscrit come soldat. Il effectuait certainement à cette époque son service militaire.

Les feux (ou familles) abritaient généralement les parents et leurs enfants mais également une sœur, une grand-mère, un petit-fils ou encore un neveu. S’y ajoutaient les domestiques (22 répertoriés), les ouvriers, un pensionnaire et un apprenti. 20 hommes et 12 femmes étaient déclarés célibataires, 16 veufs et 28 veuves vivaient avec leurs enfants.

Un regret, c’est que les différentes rues ne soient pas mentionnées ce qui aurait permis de reconstituer plus en détail le village.

Toutes ces données nous montrent que Mignovillard était, à l’instar de la majorité des autres villages ruraux, un condensé de la société en cette fin du 19ème siècle. L’exode rural et surtout la 1ère guerre mondiale allaient chambouler cet ordre établi faisant baisser le nombre d’habitants. Aujourd’hui celui-ci est en augmentation mais ne retrouvera certainement jamais le niveau qui fût le sien en 1896.

Bernard COURTOIS

Extrait du bulletin municipal 2016

PS : si certains d’entre vous veulent consulter cette liste pour en savoir plus sur leur famille, contactez-moi.

Hôtel Dussouillez
Hôtel Dussouillez

Hôtel Dussouillez

Place De L'Abondance

Place de l'Abondance

Boucherie Dissile

Boucherie Dissile

Page Du Recensement

Page du recensement

Hôtel DussouillezPlace De L'AbondanceBoucherie DissilePage Du Recensement
Back To Top