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Au cours des siècles passés, chaque hameau a tenu à avoir son lieu de prière.

Déjà, au XVe siècle, le Val de Mièges avait, outre l’église-mère, les 3 églises de Mignovillard, Cuvier et Fraroz, ainsi que les 3 chapelles de Bief-du-Fourg (1499), Froidefontaine et Billecul.

Le XVIe siècle ne diminua pas cette ferveur. Il est même à croire que des catholiques fuyant la persécution des calvinistes de Berne, vinrent augmenter le nombre des chrétiens. Les années de la guerre de 10 ans ont été terribles. Et la lugubre lueur de l’incendie de Pontarlier a été l’effroyable annonce des malheurs qui allaient frapper Mignovillard. Le bourg fût, en entier, détruit par les fourches des soldats de Guébriant. L’église, cependant, paraît avoir survécu à tout le reste.

Le 3 septembre 1671 fut fondée sur le Nod, une petite chapelle en l’honneur de Notre-Dame de la Compassion, de Saint-Etienne, Saint-Claude et Saint-Michel, par Etienne Michel, qui en nommait le chapelain.

Petit-Villard possédait sa chapelle et était trop rapproché de Mignovillard pour disposer de sa propre église.

Il n’en est pas de même pour Froidefontaine. La chapelle dédiée à Saint-Jacques avait été érigée au XVIIe siècle en succursale. On peut également croire que Froidefontaine disposait d’un hospice, dans le voisinage de ce qu’on appelle le « Clos de l’Hôpital ».

Une charte de 1486 parle d’un certain Jean Dupin, prieur de Froidefontaine. En 1667, Anatoile Mathieu et sa femme, Françoise Boquillard, enrichissaient l’église de Froidefontaine d’une fondation et en 1740, Gaspard Girod y envoya de précieuses reliques.

Un peu plus tard, en 1775, l’édifice menaçait ruine. M. Cordier, curé de Mignovillard, en demandait la reconstruction. De son côté, le Recteur de Mièges proposait d’abattre la voûte, d’y substituer un plafond et de consolider les murs par des ogives. Nous ne savons pas lequel de ces deux projets fût exécuté.

L’église se composait alors d’une nef, d’un sanctuaire de forme octogonale et d’une sacristie. Le clocher avait été reconstruit en 1680. L’intérieur était plafonné et on remarque, contre les murs de la nef, des statuettes en pierre, recouvertes de diverses couleurs et parfaitement exécutées. Devant l’église, une belle croix en pierre, qui remonte au commencement du XVe siècle. Contre le fût de la colonne, sont sculptés les apôtres et contre les croisillons, le Christ et d’autres personnages.

Boucherans n’était pas un des moindres groupes de la paroisse. Sa population était assez considérable. Elle se livrait à l’exploitation des mines de fer qui alimentaient les hauts fourneaux de Moutaine. La chapelle datait du milieu du XVIIe siècle. Le service fût assuré jusqu’à l’époque révolutionnaire. Agrandissement de la chapelle en 1776, 2 croix en pierre remarquables par leurs sculptures datant du XIVe siècle. On peut donc croire que Boucherans et Communailles-en-Montagne remontent au XIIIe siècle. Au XVIIIe siècle, un incendie a réduit en cendres bon nombre de maisons et réduit l’importance de Boucherans.

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